dimanche 28 août 2011

La Piel que habito, d'Almodovar - All about Vera

Pour des cinéastes comme Tarantino ou Almodovar, le cinéma est un art essentiellement superficiel. La bonne nouvelle, c’est qu’ils en font presque toujours le sujet de leurs films. De références en patchworks génériques, l’extériorité devient le principe de toute expérience intérieure. L’exemple du dernier film de l’Espagnol en constituerait presque la théorie : la peau, surface par excellence, permet de glisser d’une référence à une autre, d’un genre à un autre, d’un sexe à un autre, puis d’une émotion à une autre. Adapté du roman Mygale de Thierry Jonquet, La Piel que habito raconte l’histoire d’un chirurgien esthétique (Antonio Banderas) tenant en captivité une ravissante créature (Elena Anaya) dont l’apparence extérieure a été entièrement refaite par ses soins. Ce personnage, qui renaît le jour où il change de peau, ressemble à une définition lisse et paradoxale de la personne, chez laquelle, comme Valery le disait déjà, « la peau est ce qu’il y a de plus profond ».

La suite de l'article ici.

3 commentaires:

  1. Tu as su prendre la peau par le bon bout : belle approche. Ce que tu as relevé sur le glissement almodovarien est un élément fort ; ces douces transformations, d'une humeur à l'autre, d'un genre à l'autre... Almodóvar n'est pas mauvais pour nous parler d’ambiguïté.

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  2. Je dirais même : pour nous parler de l'ambiguïté de manière ambiguë!

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  3. Je ne suis pas totalement d'accord avec toi, même si la citation de Valéry m'est à moi aussi venue à l'esprit.
    Ma critique complète : http://wp.me/p1Mx6A-B

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